Denuncia Internacional

Autor:

Comité national d’études sur l’énergie
ACCUSATION INTERNATIONALE
Montréal, Canada, le 29 octobre 2008

Le gouvernement mexicain intimide et réprime les journalistes et les médias qui donnent des informations véridiques sur l’entreprise PEMEX («Petróleos Mexicanos») et sur ceux qui profitent de la Réforme énergétique

La réforme énergétique, c’est-à-dire la façon de privatiser les secteurs les plus rentables de l’entreprise d’État «Petróleos Mexicanos» (PEMEX), a été le principal point à l’ordre du jour du président du Mexique, Felipe Calderón Hinojosa, alors qu’il était secrétaire de l’Énergie au cours du sextennat de Vicente Fox et aujourd’hui, alors qu’il est président du pays.

En janvier 2008, le président Calderón avait nommé Juan Camilo Mouriño Terrazo ministre de l’Intérieur pour qu’il s’occupe de son projet de réforme énergétique. Le président avait lui-même nommé Mouriño Terrazo en tant que son successeur naturel à la présidence pour 2012.

En février 2008, quelques semaines avant cette nomination, le magazine mexicain «Contralínea», spécialisé en journalisme d’enquête, avait publié un reportage détaillé de Lilia Ana Pérez, qui révélait qu’entre 2001 et 2004, Juan Camilo Mouriño avait signé une série de contrats avec «Petroleos Mexicanos» au nom de son entreprise «Transportes Especializados Ivancar» (Transports spécialisés Ivancar), alors qu’il était à la fois contractant de Pemex et président de la Commission de l’énergie de la Chambre des députés. Il s’agissait de contrats de transport d’hydrocarbures (essence et «turbosina») d’une valeur de 120 millions de pesos, attribués sans appel d’offres par la filiale «Pemex Refinación» (Raffinerie Pemex).

Au cours de la semaine où «Contralínea» avait publié cet article d’enquête, l’ex-candidat présidentiel Andrés Manuel López Obrador avait demandé au magazine les documents en question. Le 21 mars, lors d’une manifestation contre la privatisation de la Pemex organisée devant la tour de l’entreprise, López Obrador avait montré les documents au public et accusé le ministre de l’Intérieur de «trafic d’influence».

En raison de la remise de ces documents par le magazine «Contralínea» à des membres du Congrès et à des personnes politiques la journaliste Lilia Ana Pérez et l’éditeur, Miguel Cruz Badillo, avaient été l’objet de harcèlement, de persécution et de menaces de mort. Parallèlement, des hommes d’affaires liés au président Calderón et au secrétaire Mouriño avaient intenté une série de procès pour dommages moraux contre le magazine, le directeur et la journaliste.

Ces exemples montrent comment le gouvernement fédéral essaie de punir, de réprimer et de faire disparaître les journalistes et les médias qui ont révélé comment un groupe de fonctionnaires et d’hommes d’affaires se sont illicitement enrichis grâce aux ressources de la principale entreprise d’État. Ils révèlent clairement, d’autre part, les intérêts qui agissent derrière la réforme que le Congrès mexicain est en train d’approuver en ce moment, au milieu des protestations, d’une part, des experts en la matière, qui connaissent les impacts qu’aura pour le peuple mexicain la privatisation de la principale entreprise du pays et, d’autre part, de la population en général.

Les journalistes ont reçu des menaces de mort et d’intimidation en raison des enquêtes journalistiques qu’ils ont réalisées sur des responsables gouvernementaux et des hommes d’affaires. Ils désignent ces derniers comme étant responsables du harcèlement et des pressions qui sont exercés contre eux. Ils croient que leur vie et leur intégrité physique sont en danger, ainsi que celles de leurs familles.

Les faits ont été portés devant les autorités judiciaires et relatives aux droits de la personne : le bureau du procureur général de la République et la Commission nationale des droits de la personne. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réponse.

Nous exigeons le respect de la vie et du travail des journalistes honnêtes!

Journalistes Ana Lilia Pérez et Miguel Badillo Cruz, vous n’êtes pas seuls!

pour le Comité national d’études sur l’énergie

Ing. Alfredo Hernández Peñaloza Arq. Mario Galicia Yepez

C. Francisco Javier Carrillo Soberón

Coordination nationale

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[ESPAÑOL]

Comité Nacional de Estudios de la Energía
DENUNCIA INTERNACIONAL
Montreal, Canadá, a 29 de Octubre del 2008

El Gobierno en México intimida y reprime a periodistas y medios de comunicación que informan la verdad sobre PEMEX y los beneficiarios de la Reforma Energética

El tema de la reforma energética o la manera de privatizar las áreas más rentables de la paraestatal Petróleos Mexicanos ha sido para el presidente de México, Felipe Calderón Hinojosa, su principal tema en la agenda desde que se desempeñó como secretario de Energía en el sexenio de Vicente Fox y ahora durante su gobierno.

En enero de 2008 el presidente Calderón nombró a Juan Camilo Mouriño Terrazo secretario de Gobernación (Ministro del Interior) para que cabildera su proyecto de reforma energético. Mouriño Terrazo era además promovido por el propio presidente, como su sucesor natural a la Presidencia de la República en 2012.

A unas semanas de su nombramiento, en febrero de 2008, la revista mexicana Contralínea, especializada en periodismo de investigación, publicó un amplio reportaje firmado por Ana Lilia Pérez, donde se revelaba una serie de contratos que Juan Camilo Mouriño firmó entre 2001 y 2004, con Petróleos Mexicanos, a favor de su empresa Transportes Especializados Ivancar, en su dualidad como contratista de Pemex y presidente de la Comisión de Energía de la Cámara de Diputados. Los contratos, para el transporte de hidrocarburos (gasolina y turbosina), por 120 millones de pesos, se los adjudicó sin licitación pública de por medio, la subsidiaria Pemex Refinación.

La misma semana en que Contralínea publicó la investigación periodística, el excandidato presidencial Andrés Manuel López Obrador solicitó a la revista los documentos en cuestión. El día 21 de marzo frente a la torre de Pemex en un multitudinario mitin en contra de la privatización de Pemex, exhibió los documentos para acusar al secretario de Gobernación de “traficante de influencias”.

El hecho de que la revista Contralínea entregara a congresistas y políticos los documentos publicados derivó en el acoso, persecución y amenazas de muerte en contra de la reportera Ana Lilia Pérez y del director de la publicación, Miguel Badillo Cruz. Paralelamente, empresarios vinculados al presidente Calderón y al secretario Mouriño promovieron en cascada demandas judiciales por daño moral en contra de la publicación, del director y de la reportera.

Esto es una muestra de los intentos del gobierno federal de castigar, reprimir y desaparecer a los periodistas y medios de comunicación que han revelado cómo un grupo de funcionario públicos y empresarios se han enriquecido de manera ilícita con recursos de la principal empresa del Estado, y es una muestra clara de los intereses detrás de la reforma que por estos días aprueba el Congreso mexicano, en medio de las protestas de los expertos en la materia -que saben el impacto para el pueblo mexicano al privatizarse la principal empresa del país- y de la población en general.

A raíz de las investigaciones periodísticas relacionadas con los funcionarios públicos y los empresarios a quienes señalan como responsables del acoso y presiones en su contra, los periodistas han recibido amenazas de muerte e intimidaciones. Consideran que su vida e integridad está en riesgo, lo mismo que la de sus familias.

Los hechos se han denunciado ante las autoridades judiciales y en materia de derechos humanos: Procuraduría General de la República y Comisión Nacional de Derechos Humanos. Hasta el momento no ha habido respuesta.

¡ EXIGIMOS RESPETO A LA VIDA Y TRABAJO DE LOS PERIODISTAS HONESTOS !

¡ LOS PERIODISTAS ANA LILIA PÉREZ Y MIGUEL BADILLO CRUZ

NO ESTÁN SOLOS !

POR EL COMITÉ NACIONAL DE ESTUDIOS DE LA ENERGÍA A. C.

Ing. Alfredo Hernández Peñaloza Arq. Mario Galicia Yepez

C. Francisco Javier Carrillo Soberón.

COORDINACIÓN NACIONAL